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« Je n’en suis pas capable » : quand une pensée devient une limite

1 sept.
3 min de lecture

Certaines phrases reviennent parfois si souvent qu’elles finissent par sembler vraies.


« Je ne suis pas capable. »

« Je vais forcément échouer. »

« Ce n’est pas pour moi. »

« Je dois tout faire parfaitement. »

« Je ne peux pas décevoir les autres. »


Au départ, il peut s’agir d’une simple peur, d’un doute ou d’une réaction liée à une expérience précise. Mais lorsque cette pensée se répète, elle peut progressivement influencer la manière dont une personne se perçoit, prend ses décisions ou agit au quotidien.


Quand une pensée devient une évidence

Une croyance limitante est une idée que l’on considère comme vraie, parfois sans même la remettre en question.


La personne ne pense plus seulement : « J’ai peur de ne pas réussir. » Elle peut finir par se dire : « Je ne suis pas capable de réussir. »


Cette différence est importante. Une peur laisse encore la possibilité d’essayer. Une croyance profondément installée peut au contraire conduire à renoncer avant même d’avoir commencé.


Ces pensées peuvent concerner différents domaines :

  • la confiance en soi ;

  • les relations avec les autres ;

  • le travail ou les études ;

  • la capacité à réussir ;

  • le droit de se reposer ou de prendre du temps pour soi ;

  • la peur de décevoir ;

  • le sentiment de devoir tout gérer seul.


Comment ces croyances peuvent-elles se construire ?

Certaines croyances peuvent apparaître à la suite d’expériences vécues, de remarques entendues ou de situations répétées.


Une critique, un échec, une comparaison ou une parole prononcée par une personne importante peut parfois laisser une trace plus forte qu’on ne l’imagine.


Une personne qui a souvent entendu qu’elle était trop sensible peut finir par croire qu’elle doit cacher ses émotions. Une autre, régulièrement comparée aux autres, peut développer le sentiment de ne jamais être à la hauteur.


Ces croyances peuvent également se construire comme une manière de s’adapter ou de se protéger.


Par exemple :

  • « Si je ne montre pas mes besoins, je ne risque pas de déranger. »

  • « Si je fais tout parfaitement, je ne serai pas critiqué. »

  • « Si je n’essaie pas, je ne risque pas d’échouer. »

  • « Si je dis toujours oui, je ne décevrai personne. »


Ce qui a pu être utile ou protecteur à un moment donné peut cependant devenir limitant plus tard.


Comment peuvent-elles se manifester au quotidien ?

Une croyance limitante ne se remarque pas toujours clairement. Elle peut plutôt apparaître à travers certains comportements ou certaines réactions.


Par exemple :

  • se sous-estimer régulièrement ;

  • hésiter longtemps avant d’agir ;

  • rechercher constamment l’avis ou l’approbation des autres ;

  • renoncer rapidement face à une difficulté ;

  • éviter certaines situations par peur d’échouer ;

  • vouloir tout contrôler ;

  • avoir du mal à poser des limites ;

  • se mettre une pression très importante ;

  • minimiser ses réussites.


La personne peut savoir rationnellement qu’elle possède les capacités nécessaires, tout en ressentant malgré tout une forte tension intérieure lorsqu’elle doit passer à l’action.


Pourquoi est-il difficile de les remettre en question ?

Lorsqu’une croyance est présente depuis longtemps, nous avons tendance à remarquer plus facilement les situations qui semblent la confirmer.


Une erreur peut ainsi devenir la preuve que l’on n’est « pas capable », alors que plusieurs réussites seront considérées comme de la chance ou comme quelque chose de normal.


La croyance agit alors comme un filtre à travers lequel les expériences sont interprétées.


Cela ne signifie pas que la personne choisit volontairement de penser ainsi. Ces mécanismes peuvent être profondément ancrés et se réactiver presque automatiquement dans certaines situations.


Comment la kinésiologie peut-elle accompagner ?

En kinésiologie, le test musculaire permet d’explorer les réactions de stress associées à certaines pensées, situations ou expériences.


L’objectif n’est pas de remplacer une croyance par une phrase positive répétée de force, ni de nier les difficultés réellement vécues.


Il s’agit plutôt d’identifier ce qui maintient cette tension intérieure et d’accompagner la personne afin qu’elle puisse retrouver davantage de recul, de sécurité et de liberté dans ses réactions.


Lorsque le stress lié à une croyance diminue, il peut devenir plus facile d’essayer autrement, de reconnaître ses ressources et de ne plus considérer automatiquement chaque difficulté comme une confirmation de ses limites.


Conclusion

Une pensée répétée depuis longtemps n’est pas forcément une vérité.


Vous avez peut-être l’impression de ne pas être capable, de devoir toujours faire parfaitement ou de ne pas avoir le droit de décevoir. Derrière ces phrases peuvent se cacher des expériences, des peurs ou des mécanismes de protection qui méritent d’être regardés avec douceur.


Je me réjouis de vous accueillir à Sierre, sur rendez-vous.


📍 Cabinet à Sierre.

Enfants, adolescents et adultes


KINÉSIOLOGIE Sarah Favre – Sierre



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